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  1. Fabrice GOSSART
  2. technique, outillage pour accorder
  3. vendredi 21 décembre 2007
  4.  S'abonner via e-mail
En attendant des photos d'ici quelques jours et peut etre meme des vidéos (je dois voir techniquement comment les mettre) , une explication de la technique d'accord et du feutre à partition.

On commence par accorder la partition medium, sur un cadre metal à cordes croisées, c'est là où les cordes sont croisées en partant du haut vers le bas à gauche, alors que les cordes basses c'est l'inverse.
C'est également aussi dans cette "partition" que l'on trouve le fameux LA à 440.
Prudence avec le 440 , on ne le répètera jamais assez, les vieux pianos n'étaient pas prévu pour du 440.
si le piano est tres désaccordé, le mieux c'est de l'accorder 1/2 ton en dessous, au moins on peut s'entrainer et on a moins de risques de casse.
Ensuite, plus tard, on peut tenter de remonter l'ensemble progressivement, au fil des semaines.
Mais arriver au 440 n'a d'intéret que si vous jouez avec d'autres instruments.

Dans cette partie centrale et jusqu'au plus aiguie il y a 3 cordes par note.
On accorde d'abord la corde centrale, en éttoufant les 2 autres cordes.
A l'oreille ou à l'accordeur électronique...

Comment étouffer donc les 2 autres cordes.
Le long morceau de feutre rouge (voir photos dans le topic outillage) est plié et enroulé entre les cordes (vue de coupe sur l'image suivante en attendant une photo)
http://www.forum-piano.org/forum/userimages/positionfeutre.jpg
Ainsi on voit que seule la corde centrale sonne, les autres sont éttouffées.
On accorde ainsi toutes les notes une par une jusqu'a la longeur du feutre.
Puis on revient à gauche et on tire juste une partie du feutre.

La corde droite de la note N et la corde gauche de la corde N+1 sont libérées.

on peut donc accorder la note N à l'oreille (arretez votre accordeur électronique si vous l'utilisez) en ajustant la corde droite de façon à n'entendre qu'une seule note (plus de battements).
Attention si vous n'entendez aucun changement c'est que vous tournez la mauvaise cheville !!! vite arretez vous avant de casser la corde.

Quand c'est bon, on peut accorder la corde gauche de la note N+1.
En jouant la note les cordes gauche et centre vont sonner en meme temps, on ajuste la cheville de la corde gauche pour n'entendre qu'une seule note.
Quand c'est bon on libère un morceau de feutre suivant et on peut accorder la dernière corde de droite de la N+1 par rapport aux autres cordes gauche et centre, ainsi que la corde gauche de la note N+2 etc

LE feutre fait gagner beaucoup de temps par rapport aux coins ou muets.
Par contre dans les aigus on ne peut plus l'utiliser car il n'y a plus assez de place au dessus du point de frappe des marteaux. (les cordes sont plus courtes).

N'hésitez pas à critiquer cette méthode, on ne peut qu'améliorer notre expérience en écoutant les critiques.
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bonsoir, j'ai lu ton post avec interet mais pour moi, un piano qui n'est pas à 440 htz me gêne beaucoup.

J'ai accordé un vieu piano de 1870 directement en 440 et je n'ai pas cassé de corde. Je m'en foutai de casser une corde car je peu en avoir comme je veux. Mais le chevillage de ce piano était tellement pourri qu'il m'a falu une demi journée pour le fair et apres 8 jour, il étais completement desacordé. J'ai dis à son proprietaire de changer de piano. domage, il avais un son vraiment extraordinaire. ça aurai valu le coup de le recheviller.

Dernierement, chez un client, je vois un piano 1/4 de queu. Je lui demande pour l'essayer, et là , grosse déception. Tres juste, bien accordé, mais rien, pas de son, creu, vide, rien.
Je précise que j'ai un synthé mais je ne m'en serre que peu car c'est vide, creu. Ma fille qui est folle du piano ne touche jamais au synthé sauf celui qui est dans sa chambre que je lui ai donné , mais elle joue sans le metre en marche. en fait elle ne se serre que du clavier.

C'est con tout ses professionel qui garde secret leur savoir. Je suis moi aussi professionel, dans un autre domaine, mais je partage volontier mes connaisances.

Ce forum est une bonne idée.
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Bien sûir que cf'est bien mieux de l'avoir en 440 hz sous réserve qu'a l'origine il soit conçu pour cela.
Un vieux piano accordé directement à 440 c'est un risque de péter les cordes et surtout le cadre.
Il faut etre tres progressif ou alors refaire entièrement le cordage du piano.

Quant au cadre, çà parait fou, mais je l'ai lu à plusieurs reprises, il peut casser si on tend trop ou détend trop les cordes d'une manière déséquilibrée.
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Bonjour. Quid de l'ouverture du piano dans l'aigu et le grave ??? Pouvez-vous m'indiquer comment on procède ??? j'ai un accordeur qui peut être réglé pour ajouter des cents en montant et en retirer en descendant ; mais le problème est de savoir à partir de quelle hauteur il faut le faire, et de quel ordre de grandeur ???

Merci de me répondre,
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je ne comprends pas bien ta question Tiennou1965. Peux tu reformuler ta demande précisemement
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Voici : j'accorde donc le centre du piano avec un accordeur électronique; elle est d'un tempérament dit "égal"; mais j'ai lu aussi qu'on "ouvrait" le piano en ajoutant un certain nombre de cents vers l'aigu (en plus) et des cents vers le grave; mais je ne sais pas combien, ni comment, et à partir de quelle hauteur ???
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Je remarque que je redis un peu la même chose; somme toute, existe-t-il une méthode précise pas à pas qui indique comment procéder exactement pour obetnir un bon résultat d'accord ?
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personnellement dans les aigus je remonte un peu au fur et à mesure à l'oreille en jouant les octaves.
Dans le grave, c'est moins évident, je procéde toujours par octave, mais il n'est pas évident.
Quand on joue une fois accordé on se rend compte que finalement çà ne sonne pas toujours bien certains accords.
Ma méthode pour le grave est de controler avec un accord d'un intervalle de 2 octaves et une tierce majeure , dont la note aigue se trouve dans la partition déjà accordée à l'électronique et ajuster ainsi la note grave.
Le résultat est surprenant, il y a des dissonnances que l'on entend pas en octaves et double octaves.
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Je remarque que je redis un peu la même chose; somme toute, existe-t-il une méthode précise pas à pas qui indique comment procéder exactement pour obetnir un bon résultat d'accord ?

Ça ne peut pas exister car ça dépend du piano. L'inharmonicité des cordes dépend de la longueur et de la qualité des cordes, ainsi que des appuis de ces cordes. La seule façon est de le faire à l'oreille ou avec un accordeur électronique spécial pour piano.

Si tu accordes aux battements les octaves, tu étireras naturellement les octaves, ensuite, le petit chouième qui va faire la différence, je crains que seule l'expérience puisse être utilisée :(

Pour résumer le principe :

Pour une octave, les battements sont les écarts entre la fréquence de base de la corde la plus haute et la première harmonique de la corde la plus grave.

Il faut savoir tout d'abord que quand on frappe une corde, elle vibre à sa fréquence de base mais également à toutes les fréquences multiples de façon de plus en plus faible.

Si par exemple tu frappe un LA440, il vibre à 440 Hz mais également à 880 Hz(X2) et à 1320 Hz(X3) et ainsi de suite. Si tu frappes en même temps le LA880, mais qu'il est un peu faux, à 878 Hz par exemple, tu entendra un battement (un ouin-ouin) à une fréquence de 2Hz (2 par seconde) (880-878)
Si tu retend la corde, les battements ralentiront, puis accéléreront de nouveau si tu dépasses les 880 Hz.

C'est valable pour la plupart des intervalles, le plus simple étant la quinte, le MI au dessus du LA 440 est à 660 Hz, sa première harmonique est donc à 1320 Hz, tout comme la seconde harmonique du LA 440 (fréquence de base X3) Les battements qu'on entendra seront ceux entre ces deux harmoniques.

Là où ça se complique un peu, c'est qu'en fait les cordes sont légèrement inharmoniques et la première harmonique du LA440 est légérement plus haute que 880, ce qui fait que comme tu accordes le LA880 sur cette harmonique, il sera légèrement plus haut. Ça n'est pas gênant car dans la justesse, notre oreille analyse entre autres les battements et entend de toute façon les harmoniques.

Là où ça se complique un peu plus, c'est que les calculs ne tombent pas juste, ce qui veut dire que si on accorde en partant du DO par quinte puis qu'on vérifie par octave, le résultat n'est pas le même (le SI# est différent du DO), ce qui fait qu'on doit utiliser un tempérament, actuellement le tempérament quasi universel est le tempérament égal par octave. Et dans ce tempérament, les quintes ne devront pas être accordées sans battements mais avec une fréquence de battements précise.

Voilà, c'est juste une petite ébauche des principes de l'accord :)
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Arriver a la tension prévue pour le piano est important du point d evue timbre, les cordes peuvent en fiat encaisser beaucoup de surtension, il y a une marge assez importante , de l'ordre d'un 1/4 ton avec de vieilles cordes mais a condition qu'elles ne soient pas fragilisées par la rouille ou des accods ou pianistes violents. Je parlerai plus d'accorder au moins au dessus du la 435 ,; sachant que un demi ton en dessous c'ets la = 415 Hz, très détendu, le son ets nasal, moins plein.

Il s'épure avec la tension - risque pour les débutants de trop monter et de casser, mais si le piano est accordable il supportera d'etre monté par exemple a 442 pour installer la tension vers 438 avant d'accorder. (sauf les cordes basses et le suraigu plus fragiles) Si les cordes commencent a casser, rester a 438 ou moins on sent les cordes se déformer avant de casser, avec un peu d'attention )

Jouer doucement et monter progressivement sans a coup tant que ça bouge suffit a éviter la casse la plupart du temps.

Le problème vient plus du chevalet qui bascule vers l'avant sous la tension, d'ou l'opération de "pinçage" qui consiste a accorder tous les la, tous les re etc etc pour répartir la tension sur le piano de façon égale (sur des vieux pianos c'est plus que conseillé, sur des modernes on peut monter de la note 0 a la note 88 sans trop de risque.

Il me semble que caler la table par derrière avec des sifflets pendant la remise en tension est une bonne idée, éventuellement, mais ça reste a prouver.
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Ma que ! tu sembles etre un connaisseur également comme d'autres membres du forum.
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Pour trouver l'ouverture que le piano demande il suffit d'accorder les octaves "justes" c'est a dire qu'elles sonnent bien en phase. A ce moment l'octave est déja légèrement élargie, du fait des partiels du piano qui sont trop hauts (spectre élargi).
On ajoute au dela un étirement ou "stretch" selon le piano, la façon d'accorder ou la méthode de tempérament employée, on tire un peu plus le suraigu pour faire plaisir aux musiciens (ça dépend aussi de l'acoustique de la salle la réverbération absorbant beaucoup le stretch).
Mais en gros faire des octaves naturelles et sonnant clair correspond déja a un "stretch" celui qui est naturel au piano que vous etes en trian d'accorder, et que les accordeurs électroniques lambda ne prévoient pas, puis quil faut le calculer éventuellement en analysant la hauteur des premiers partiels et en comparant avec l'harmonique théorique.
La méthode des battements entre harmoniques permet de vérifier ces différences et de caler les intervalles a l'aide de battements de même vitesse qui se créent entre divers partiels. Ces partiels étant in harmoniques, l'égalité de battement génère des stretch de force variée selon les partiels retenus.
Ça c'est pour la théorie, dans la pratique on apprend a reconnaitre la pureté des intervalles par leur couleur et l'énergie qu'ils dégagent - encore les phénomènes de phase et de résonance, on parle de "mouvement " des quintes ou même des intervales qui battent rapidement comme les tierces, dixièmes, sixtes -
Les intervales rapides sont beaucoup plus précis en terme de contrôle de justesse, plus faciles a utiliser.

Pour comprendre la téhorie des battements il faut se fabriquer 2 bandes de carton longues de 3 octaves qu'on puisse glisser a l'arrière des dieses , une bande étant un peu plus haute que l'autre . Dessus dessiner des zones verticales correspondant a chaque touche, et a partir de la première zone mettre en couleur ce qui correspond a la série harmonique soit octave, 12
eme , eme double ocave, 15 eme , etc. Placer par exemple la zone 1 sur la note basse de l'intervalle a essayer et la zone 1 1 de l'autre bande sur la note haute , la superposition des harmoniques, donc l'endroit ou se produit leur rencontre, apparait la ou les zones colorées se recouvrent. EN appuyant sans la jouer la note correpondante et en exitant cette rencontre de partiels par le placage vif de l'intervalle en stacatto (sans tenir) exite les harmoniques correspondant et ce que vous entendez alors eest un pur battement , au niveau des harmoniques en question - le piano doit etre un peu accordé pour que ça fonctionne.

la suite prochain numéro ...
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Ma que ! tu sembles etre un connaisseur également comme d'autres membres du forum.
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Ma que, oui, bonjour, me suis pas pésenté, désolé, . Ma foi je bidouille des pianos professionnellement depuis un cetain temps déja, (il m'arrive même d'en réparer !) et j'ai bien du a un moment donné me poser toutes les questions que je vois sur ce forum . Etant curieux de nature, j'ai pas mal lu , puis , le métier rentrant relu les ouvrages les plus courants de vulgarisation sur le sujet avec une lecture plus critique évidemment.

Il manque en général les fondamentaux expliqués simplement, la théorie est en fiat souvent assez accessible et les raisons de faire telle ou telle chose logiques, mais beaucoup d'aspects restent ou théoriques ou mystérieux de la façon dont c'est expliqué dans pas mal de livres. (surtout lorsqu' on se retrouve devant un piano avec le livre a la main !).

L'époque fait qu'on ne peu plus réparer les pianos aussi complètement que ça a pu se faire par le passé, (quoique c'est un vaste débat, on a plus de fournitures et une meilleure connaissance de bcp de choses que les anciens, depuis Internet en particulier, soit une 10 aine d'années) on va a ce qui donne un résultat au plus vite et les réparateurs mettent leur talent de finition a l'épreuve pour obtenir un piano quand même plaisant par la façon d'accorder d'harmoniser et de régler, mais la durabilité des réparations n'est pas toujours assurée et même ces travaux ne sont pas envisageables sur beaucoup d'instruments du coup condamnés. (entre autres les pianos des années 20)

Ceci étant, un piano n'est pas éternel dans sa jouvence, si on considère la table d'harmonie comme une membrane sous tension on comprend que cette tension se dissipe en grande partie avec le temps. Il reste alors des caractéristiques qui étaient présentes au départ mais elles sont "polluées" par le durcissement et le retrait du bois, la raideur des cordes, l'oxydation, le délitement de la fibre des feutres de marteaux.

Le plus étonnant est que certains instruments ont préservé une partie de leur potentiel (dans les meilleures marques évidemment) les bois et colles employées pouvant survivre a un siècle et plus.

Des amateurs, surtout débutants , ne peuvent réparer très convenablement (surtout les pianos anciens qui sont pleins de pièges et de pièces fragilisées ou corrodées), mais peuvent faire certaines choses pour préserver des pianos ou les rendre au moins jouables, ou éviter qu'ils s'abiment plus.

Ca me semble intéressant bien que très difficile d'essayer de donner quelques conseils, car acquérir une meilleure compréhension de son instrument permet de discuter avec un réparateur si on en trouve un, et de se mettre d'accord sur ce que l'on peut obtenir avec le piano, . (sans angélisme) mais il faut comprendre que même avec l'intervention d'un pro, les travaux qu'on peut obtenir resteront au niveau du hobby, la reconstruction complète d'un instrument étant hors de portée même de beaucoup de professionnels de nos jours, question d'équipement, de spécialistion, d'absence d'intérêt financier.

Quelques avertissements permettraient aussi d'éviter que l'enthousiasme se dissipe trop rapidement, la difficulté est particulièrement grande, il ne suffit pas d'avoir de la patience et d'etre adroit, les fournitures, l'outillage, nécessaire sont autant de problèmes a résoudre, et au final on peut avoir perdu de l'argent , du temps et ne pas vouloir s'avouer que tout ceci n'a pas servi a grand chose.

Pourtant quelques réparations simples sont envisageables sans trop de frais et permettraient au piano d'etre plus musical, a un technicien de le régler (de finir au moins a un certain niveau)
C'est le choix du candidat qui est le principal problème, il vaut bien mieux se lancer dans la réparation d 'un piano de 40 ans que dans celle d'un instrument qui en a 100. La plupart ne seront jamais réparés de toute façon.
Pour les plus anciens on est très vite limité, néanmoins savoir remettre ne fonction une mécanique pas trop maltraitée doit certainement déja apporter des satisfactions.

Croire que son enfant va pouvoir apprendre le piano dessus est nettement moins évident mais qui sait ...


Dans la mesure de mes disponibilités je pourrai sans doute donner un avis ou point de vue, en espérant qu'il soit utile.



A une prochaine fois.

Bien musicalement
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**** LE feutre fait gagner beaucoup de temps par rapport aux coins ou muets.


N'hésitez pas à critiquer cette méthode, on ne peut qu'améliorer notre expérience en écoutant les critiques.
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La description est très bonne (si vous n'entendez pas bouger la corde c'est que la voisine va casser ! c'est du vécu !)

Il est plus facile de réaliser les unissons par doublets : corde gauche sur celle du milieu puis corde droite sur celle du milieu. C'est a mon avis la méthode la plus rapide pour apprendre a écouter et l'unisson final est facile a évaluer. Accorder 2 cordes puis la 3 eme est fatiguant et ne permet pas de gérer l'énergie sonore le son a tendance a se refermer et a etre plus clair, plus dur.

Sur 2 cordes on peut apprendre a reconnaitre la projection du son, c'est a dire la façon dont l'attaque du marteau met les 2 cordes en phase quasi immédiatement (on peu imaginer le choc du marteau qui part dans la longueur des cordes ça permet de penser a autre chose qu'aux battements , on ne recherche pas un son sans battements en priorité, car il peut rester des mouvements dus a l'impureté des harmoniques ; on recherche un son épais et "ouvert".

Le fait d'avoir 3 cordes donne vie a ce son par des effets de phase et opposition de phase qui empêchent la stabilité parfaite qu'on aurait avec 2 cordes. Mais ceci est difficilement gérable en accordant 3 cordes a la fois, on laisse alors facilement un battement lent qu'on confond avec l'effet dont je parle.

2 choses importantes pour accorder : la perception de l'attaque du marteau dans la main qui joue, et qu'on cale sur un rythme règulier, et le travail de cette attaque avec la clé d'accord , en pression/torsion sur la cheville afin de pouvoir relâcher quand l'unisson est obtenu sans devoir rajouter des manipulations de la cheville supplémentaires.

On travaille la cheville vrillée autant que ce dont elle aura besoin pour etre vrillée par la corde dans l'autre sens, c'ets un truc a sentir. Pour faire bouger la corde alors qu'on est dans ce niveau de torsion, on force sur la cheville pour l'empècher de tourner tant qu'on a pas atteint le niveau de torsion voulu, qui correspond au retour dans l'autre sens plus la tension qu'on va ajouter a la corde (c'est juste une addition en fait !)

Le placement de la clé plus ou moins dans la direction de la corde permet de vriller plus ou moins (d'etre plus ou moins direct avec la clé) les pianos avec des tourillons qui maintiennent la cheville et la freinent sont plus facile a accorder avec la clé inclinée (plus de torsion) ceux a sommier découvert demande plus a etre dans l'axe de la corde pour moins vriller la cheville.

Forcer sur le sommier doit se faire délicatement. EN fait la cheville a déja son logement a l'intérieur il ne faut pas l'abimer en tournant trop dans tous sens, mais par la mise sous pression de la clé si elle est bien adaptée , rigide et peut etre assez légère pour vibrer on sent la cheville se mettre en place dans ce logement lorsquon relache et qu'on essaye de tourner dans l'autre sens en inversant la pression (dans un sens on libère la cheville de son logement dnas l'autre on l'y "asseoit).
Les gauchers sont avantagés pour les pianos droits ils poussent la clé vers le haut ce qui libère la cheville immédiatement sans besoin de la vriller. Le calage est en revanche beaucoup moins tactile pour eux il faut qu'ils montent au dela de la justesse en évaluant un mouvement plus important de retour de la cheville.

Pousser sur la clé empêche le bas de la cheville de tourner tant qu'on ne l'a pas décidé. et dans le même temps empèche d'abimer le logement dans le sommier , c'est d'autant plus nécessaire que le chevillage est dur ça permet de garder le contrôle sur la rotation, sinon dans l'axe la cheville vient d'un coup et tourne trop.
Sur les vieux pianos on peut devoir employer cette méthode pour empêcher la cheville de trop tourner parce que la corde ne veut pas venir, dès qu'elle bouge on doit alors aller relacher la pression, aller doucement et règulièrement avec la clé et sans pression aucune, mais bien évaluer de combien la cheville va relacher la tension car elle se vrille tt de même quand même un peu malgré la molesse du sommier. On reste alors parfaitement dans le plan de rotation pour éviter d'abimer le sommier

Ca doit etre illisible ! bon en résumé les cordes ne viennent pas de suite, (grippent) donc on pousse sur la clé pour verouiller le fond de la cheville tout en ajoutant de plus en plus de tension sur la corde, ((petite mouvements de pression en vrillant de plus en plus la cheville mais sans qu'elle tourne) et dès que ça bouge on lache tout, la cheville tourne et on regarde ou ça tombe en calant légèrement .

La façon d'empêcher la cheville de tourner est le moyen de doser sa rotation tout au fond , c'ets le seul point qui compte , même si la corde n'a pas fini de venir elle va le faire par le choc du marteau, pas la peine de continuer a tourner si vous pensez avoir fait sufisemment tourner le pied de la cheville , sinon recommencer a vriller la cheville cette fois ci sans pression ou peu, doser la rotation au fond seulement. La surtension de la corde, installée la première fois, va aider a mettre la cheville en place quand on la dévrille en partant dans l'autre sens (sans pousser fort, c'ets la corde qui doit mettre la cheville en place dans un vieux sommier, tirer la clé vers soi le fatigue inutilement on ne peut le fiare que sur un piano récent. en revanche on peut pousser légèrement sur la clé sens "on détend" pour vérifier que c'est bien en place


Les cordes coincent dans les sillets et agrafes, une petite trace de WD40 avec un pinceau fin ou une bouteille a aiguille permet de casser le point de rouille ) A ne faire que si il n'y a plus de poussière, le Wd 40 aime la poussière et vice versa.

certains emploient du produit au teflon, lubrifiant non gras pour les axes, c'est bien aussi..


Jamais vu qq chose d'aussi dur a expliquer que le calage !

.








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ah le calage !
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oups... oups... effectivement les bouquins nous parlent de tempérament, battement mais peu du calage .
La description ci dessus est complète, pas forcément compréhensible pour moi, pauvre amateur.
Mais en la relisant plusieurs fois, je pense comprendre quelques notions.
Combien de sommier de piano faudra -t il sacrifier avant de savoir caler son accord ?

J'ai l'impression que ce problème est mpoindre sur des petits pianos d'étude récent : en gros ou tourne la cheville et çà tient... en gros je dis bien.
Je rencontre les problmes de calage sur des pianos plus anciens ou rechevillés apparemment.
vrai ou pas ?
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bon c'est vrai qu'a priori les piano recent "tiennent mieux" mais c'est essentielement car les chevilles sont mieux guidés.
Un ancien bien rechevillé (avec soin et reflexion) tien a merveille.
Pour bien caler , chacun a sa technique plus ou moins perso, en revanche avec deux points commun il me semble, monter au dessus de la justesse ( plus ou moins selon les personnes) et redescendre en tassant ou pas. Et le deuxiemme point essentiel et a mon sens le plus important car il ouvre la route pour les sensations de la clef, est de savoir sentir la cheville tourner dans le sommier.
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c'est vrai "Ma que ! " qu'il n'y a rien de plus dur a expliquer (surtout quand on est pas deavnt un piano).
Mais accrohez vous! A coeur vaillant, rien d'impossible.
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bon c'est vrai qu'a priori les piano recent "tiennent mieux" mais c'est essentielement car les chevilles sont mieux guidés.
Un ancien bien rechevillé (avec soin et reflexion) tien a merveille.
Pour bien caler , chacun a sa technique plus ou moins perso, en revanche avec deux points commun il me semble, monter au dessus de la justesse ( plus ou moins selon les personnes) et redescendre en tassant ou pas. Et le deuxiemme point essentiel et a mon sens le plus important car il ouvre la route pour les sensations de la clef, est de savoir sentir la cheville tourner dans le sommier.

sentir la clé et la cheville, d'accord, d'où l'intérêt d'avoir une vraie et bonne clé !
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En attendant des photos d'ici quelques jours et peut etre meme des vidéos (je dois voir techniquement comment les mettre) , une explication de la technique d'accord et du feutre à partition.



Comment étouffer donc les 2 autres cordes.
Le long morceau de feutre rouge (voir photos dans le topic outillage) est plié et enroulé entre les cordes (vue de coupe sur l'image suivante en attendant une photo)
http://www.forum-piano.org/forum/userimages/positionfeutre.jpg
Ainsi on voit que seule la corde centrale sonne, les autres sont éttouffées.


LE feutre fait gagner beaucoup de temps par rapport aux coins ou muets.
Par contre dans les aigus on ne peut plus l'utiliser car il n'y a plus assez de place au dessus du point de frappe des marteaux. (les cordes sont plus courtes).

N'hésitez pas à critiquer cette méthode, on ne peut qu'améliorer notre expérience en écoutant les critiques.

Bonjour Remi !

Merci des encouragements ! oui c'ets intéressant d'essayer de décrire ce qu'on fait, je n'avais jamais trop essayé pour le calage (et pour cause !)

AU fait :

ATTENTION AUX ETOUFFOIRS AVEC LA BANDE DE FEUTRE PENSEZ A TOUJOURS APPUYER SUR LA PEDALE DE DROITE EN LES INSERANT ET EN LE RETIRANT., certains sont très fragiles (ceux en forme de W en particulier) et risquent de s'écraser ou se déchirer par l'effet "coup de ciseau des cordes. Les anciens feutres sont souvent de bonne qualité, quand ils fonctionnent prenez en soin. (désolé pour les majuscules !)

SI on ne cale pas activement la cheville elle va se caler par la suite sous l'effet des chocs du marteau.
Pour moi c'ets bien la corde qui doit caler la cheville on ne fait que l'y aider.

Sur un piano ancien (chevillage d'origine)on a la chance que les cordes sont très très peu élastiques , une fois les coudes en place même avec un chevillage mou on arrive a asseoir un unisson. AU moins sufisemment pour que si il doive se désaccorder il le fasse de façon assez homogène.

Pour ça la traction de la corde doit correspondre a la résistance de la cheville

SUr les pianos a queue modernes certains accordeurs laissent même un petit surplus de tension dans le sous diapasonnement, afin qu'en cas de grosse frappe, celui ci compense quelque peu le désaccord de la corde déformée.
Sur le principe qu'une corde plus haute s'entendrait moins que le contraire (ce dont je ne suis pas sur).

Réalisé a l'excès on peut très bien avoir un piano qui remonte , surtout si il y a beaucoup de friction aux agrafes et sillets.

D'origine certains queues ont tellement de friction a ces endroits qu'on ne peut pas accorder en mettant la note plus haut que la justesse, il faut seulement sur tendre le sous diapasonnement et appliquer une frappe assez forte et c'est fait.



SI je devais donner une explication de base pour s'entrainer a accorder :

1 s'entrainer a jouer fermement mais pas brutalement , a être bien conscient du choc du marteau.

Éventuellement lors du calage une frappe forte staccato pour secouer le systeme, suivie immédiatement d'une frappe plus "tendre" pour écouter (on entend mieux en jeu plus doux)

Commencer par tordre la cheville en restant bien dans son plan, tout en jouant la note de façon répétée, et attendre de sentir la cheville bouger.

Il faut apprendre a se rendre compte si la note a bougé a ce moment ou pas encore. quand la cheville a bougé, remettre de la torsion sur la cheville juste parce qu'il sera sans doute nécessaire de répéter l'opération, mais n'en mettez pas tant que la cheville recommence a tourner.

Si la note n'a pas encore bougé, continuer de frapper jusqu'a ce qu'elle vienne. (sur les droits ça vient facilement en général, le sous diapasonnement est assez court et amortit peu la surtension appliquée)

Quand la note a monté, évaluer si elle a monté suffisamment pour pouvoir asseoir la cheville

Sinon il faut rajouter de la tension en haut donc remettre un peu plus de torsion.

Évidemment la plupart du temps il faut pas mal faire tourner la cheville (piano très désaccordé). Avec l'habitude on sent pendant que la corde se tend, de combien il faut sur tendre et quel niveau de vrillage la cheville accepte (assez peu quand le chevillage est mou).

Sur les vieux pianos, le problème est que la force des cordes a ovalisé la partie externe du logement d ela cheville (ça baille, on voit un jour au dessus de la cheville). Tant qu'il y a un peu de fermeté tout au fond on arrivera a faire tenir un peu.

Ca tiendra mieux avec les cordes plus tendues, elles rajoutent de la pression sur la cheville, pression = friction.

donc 1/2 ton trop bas, probable moins bon calage (je parle de pianos encore accordables !)


J'ai vu dans un des posts qu'on conseillait de "tuber" des chevilles trop molles, ça peut aider mais sur un piano a queue si le sommier n'est pas soutenu il risque de se délaminer (les plis s'ouvrent, sommier foutu), de plus si les enroulements des cordes sont très bas sur la cheville il y a un trop gros angle de la corde sur le feutre du sous diapasonnement, la glisse est très dégradée, et la corde n'est plus dans la bonne position pour tenir la cheville, le calage est moins bon.
Les produits a base de glycérine et de résine ou autre solution miracle , rendent le rechevillage impossible pour ce que j'en sais.

On peut toujours sortir la cheville et insérer une ou deux bandelettes de placage de bois dur dans le logement pour la raffermir. Sur un instrument qui a une valeur historique ou si vous etes radin ou fauché c'est le moyen e conserver les chevilles d'origine. La fermeté n'est pas très confortable mais ça se renforce suffisamment pour pouvoir accorder.
Si le sommier est fendu ça ne marchera pas, on peut le renforcer avec de l'epoxy.

Changer un sommier de piano droit est difficile. Sur certains pianos a queue c'est relativement facile mais il y a un travail d'ajustage délicat. Sur la plupart des anciens les sommiers sont difficiles a remplacer.

Pour réparer ses propres pianos il faut travailler sous une forme associative et locale, a cause du cout de l'outillage minimal nécessaire , dont on a besoin une fois et qui représente un budget conséquent au final. Je pense que c'est plus un sport réservé a ceux qui ont quelques moyens que pour des gens au budget trop petit, malheureusement.

Si le but est d'avoir un piano de début il est bien plus efficace d'acheter un piano d'occasion récent bien sélectionné, quitte a faire quelques travaux dessus par la suite (mortaises, pivotage, regarnissage des marteaux).

Mais on trouve pour quelques centaines d'Euros des occasions en pianos d'étude qui ont servi niveau "méthode rose" et sont dans un état d'usure minime.

Ils sont le plus souvent mal réglés et désaccordés et leur remise a niveau vaut aussi qq centaines d'Euros.
Et avec un peu de chance le piano a une certaine dynamique et sufisemment de musicalité après ces travaux. Un connaissance des marques est nécessaire bien sur.

Mais c'est un autre sujet, sans doute pas le but de ce forum.
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et l accoer avec tierce progressive
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