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  1. Fabrice GOSSART
  2. technique, outillage pour accorder
  3. vendredi 2 janvier 2009
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On voit et on lit souvent qu'il faut "caler" l'accord.
En gros il faut accorder légèrement au dessus et ensuite tirer légèrement la cheville vers la corde.

Quelqu'un peut il donner son avis sur la question ?

Sur mes pianos précédants je ne l'avais jamais fait et çà ne gênant pas , mais sur mon petit quart de queue Kleitzman, je ne l'ai pas fait, mais il commence déjà à se désaccorder.
Il faut dire que j'ai tres peu de marge de manoeuvre sur ce piano, il est tres vite au dessus ou en dessous.

Je pense qu'il faut donc caler la cheville....
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Tu parles d'accorder légèrement au-dessus puis de redescendre légèrement vers la note voulue.
Ca me fait penser à ce que je fait quand j'accorde mon piano :

Supposons que je suis en train d'accorder une corde avec une autre. Je donne un coup de clé à droite sur la cheville de cette corde, pour monter la note nettement (pas trop fort tout de même). Ca fait bouger la cheville, ça la débloque en quelque sorte, et on entend nettement les battements de fréquence. Ensuite je redescends ma note par petits coups vers la gauche, jusqu'à obtenir l'unisson entre les 2 cordes (= aucun battement = pas de woua woua woua woua). Voila c'est accordé =)

Avec ma guitare je faisais pareil. Quand on doit accorder 2 cordes, même d'un petit peu, il vaut mieux monter franchement la note d'une corde, puis redescendre par petits paliers jusqu'à avoir l'unisson entre les 2 cordes. C'est plus facile et ça tient.
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Bonjour, le principe c'est que la corde tire sur la cheville qui se vrille légèrement dans son logement;
Il faut dépasser le moins possible la justesse et sentir bouger la base de la cheville (signalé par un craquement dans la clé d'accord quand ça se passe bien !)

On est géné par la friction le plus souvent trop élevée au niveau des coudes des agrafes et sillets, du feutre sous les cordes et qui retarde la réponse par rapport a la clé, mais cette friction est nécessaire elle aide aussi a la tenue de spianos avec trop peu d efriction ne peuvent tenir que par la cheville , les chocs des marteaux se répercutent bien plus haut dnas la corde c'est moins fiable.

Avec le temps les sillets, agrafes, se marquent et la glisse devient de plus en plus dure.

Pour tourner la cheville on commence par rester exactement dans l'axe de rotation bien a plat pour apprendre a sentir ce plan, puis on apprend a travailler avec la cheville en torsion et la corde en surtension.

Donc on vrille la cheville jusqu'à ce que la surtension soit très forte et qu'une frappe de la main qui joue fasse monter la corde, puis on accorde ou on stabilise en faisant l'inverse, et en conservant cette torsion dans l'autre sens (mais dans une moindre mesure, la corde devant pouvoir la maintenir de par sa force de traction) La cheville doit se positionner dans son logement comme un alpiniste dans une cheminée.


L'emploi judicieux des frappes avec la main gauche aide a faire bouger la corde aux points de friction , mais il n'est pas nécessaire de taper comme une brute, on peut arriver a l'effet inverse de celui recherché et sur tendre la partie de la corde sous la cheville ce qui fera remonter la note par la suite.

Les américains on développé un petit alphabet récapitulant les 4 types de chevillage et de friction.

Ca aide a se faire une meilleure vision du résultat recherché et de ce qui se passe, mais au final la maitrise de la clé et de la corde ne viennent qu 'avec beaucoup de pratique. Un logiciel qui permet de mieux visualiser le mouvement de la corde , peut faire gagner du temps et au moins ne fatigue jamais. (même si sa musicalité reste toute théorique).


Le moins la cheville aura bougé, le plus l'accord sera stable (edit c'est vrai dans le cas d'un piano déja tendu et au diapason+- si le piano doit etre retendu de plus dun HZ par exemple, la cheville sera de toute façon dé vrillée et revrillée, et le métal aura besoin d'un peu de temps - qq minutes pour la cheville - pour se stabiliser (tant la corde que la cheville), relacher les tensions résiduelles a l'intérieur de la cheville ) donc il faut s'entrainer a faire bouger la cheville par petits incréments , alors que sa torsion peut en atteindre 10 ou plus - au niveau du la du diapason, 1minute correspond a 1/2 battement/seconde a peu près. s'entrainer a monter une corde centrale du piano d'un quart ou d'un demi ton dans un nombre maximum d'incréments (la descendre avant de préférence).

Edit, : cet entrainement sert a appréhender le "vrai" mouvement de la cheville, en fait le "vrai" accord se passe tout a fait au fond du sommier c'est la toute la difficulté, la partie médiane de la cheville est un peu vrillée dans son logement, réussir a vriller tout s les chevilles de la même manière est très difficile mais donne le maximum de stabilité.

L'accord de l'unisson n'est que la gestion de l'énergie de la frappe du marteau, le résultat sonore peut être évalué musicalement mais l'écoute sera plutôt analytique de la qualité de l'attaque et du soutien et de la projection du son, qui signale les phénomène de phase entre les 2 cordes . On accorde alors les 2 cordes restantes de la même façon en étouffant la première pour n'accorde jamais que des doublets. On a intérêt a projeter son oreille dans la pièce plus qu'a écouter dans le piano, c'est moins fatiguant.

Voila, c'est la théorie et la méthode, en tout cas ce que j'en comprend.

Petite astuce : accorder les unissons en forme de sourire : c'est a dire ne jamais laisser les cordes extérieures plus basses que la corde centrale. DU fait de linharmonicité la hauteur exacte des cordes n'est pas toujours parfaite, on recherche la phase entre les cordes, puis dans cette phase on accorde plus ou moins ensemble les partiels (harmoniques) , du fiat de leur fausseté pas toujours similaire dune corde a l'autre on peut avoir des écarts de l'ordre de qq diziemes pour avoir un unisson riche et ouvert (le2 eme partiel, l'octave, est le plus important).

Ya plus qua.

Aux collègues qui pensent qu'il ne faut pas expliquer tout ceci je répondrai qu'a moins de l'avoir vu faire et pratiqué longtemps il ets très difficile comme pour tout ce qui touche au piano, d'arriver a faire un travail de niveau professionel.

Mais si on a déja fait l'effort de s'intéresser et investi dans le matériel pour accorder (plutôt pour reprendre des unissons d'un accord existant serait plus astucieux) je pense qu'il vaut mieux essayer avec un minimum de bases plutôt que complètement fusiller le chevillage de son piano en tournant a tout va dans ts les sens.

Bon courage a tous les courageux !
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pour caler et avant de caler il faut dabord savoir d ou l on vien
on ne cale pas de la meme maniere une corde qui est presque juste et une corde que l on a remonte
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Bonjour Fabrice et Ma Que
Je suis un bleu, mais je cherche a comprendre avant de me lancer dans mon premier accordage.
1) Fabrice a écrit :
>>>>''On voit et on lit souvent qu'il faut "caler" l'accord.''
>>>>''En gros il faut accorder légèrement au dessus et ensuite tirer légèrement la cheville vers la corde.''
Si j'ai bien compris, ceci devrait donner un peu de flexion a la cheville (dans le sens d la traction de la corde), mais alors
2) Ma Que a écrit:
>>>>''le principe c'est que la corde tire sur la cheville qui se vrille légèrement dans son logement''
Ce que Ma Que appelle vrillage, n'est ce pas la flexion décrite par Fabrice ??
Si oui, j'ai compris.
Si non j'ai rien compris
A, l'avance merci de m'éclairer sur ce point.
Alain
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je ne suis pas pro, je rappelle, mais je commence à comprendre le calage. Pas pour autant facile à expliquer.
Que les pros me corrigent si j'écris des conneries.

En fait, quand on commence à tourner la cheville lors de nos premiers accordage, on se rend compte a quel point çà se joue sur tres peu de mouvement de cheville.
Pire encore, on tourne la clé d'accord, sans que la cheville ne tourne réellement, par l'effet de torsion.
La note monte, et des qu'on relache la pression sur la clé elle redescend.
Et pourtant la cheville n'a pas bougé


pour expliquer, je prend toujours l'exemple suivant.
Tu tiens fermement ton index droit dans ta main gauche. Tu essaies de tourner l'index, et tu vois effectivement qu'avec la flexion de nos articulation, il tourne sans bouger la derniere phalange, maintenant imagine qu'une corde tire sur ton pouce... le sommier étant bien sûr la main gauche, et la cheville ton index droit.

bref, voila, quand tu tournes la cheville, avec la tension de la corde elle va vouloir se tourner dans l'autre sens évidemment, jusqu'a ce qu'elle se coince à nouveau.
Au premier abord, on pourrait penser que toute rotation de cheville s'arrete instantanément des qu'on arrete de tourner, mais non, en fait, la cheville peut rester coincée et tourner par petits accoups.
La technique de base étant déjà d'accorder un poil plus haut, et en forcant à se "plier" vers le sens de la corde, elle va à la fois naturellemnet se caler et détendre la corde évidemment pour se retrouver à la bonne justesse.
Evidemment il faut savoir anticiper le poil plus haut pour retomber sur le bon accordage lors de ce calage.

Lorsqu'on fait ses premiers accordages, il n'est peut etre pas nécessaire de vouloir à tout prix caler, ce n'est pas le plus important finalement.
Mais non calé, l'accord ne tient pas longtemps. Donc rapidement on ne comprends pas pourquoi on vient d'accorder et que çà ne tient pas, là où un professionnel le fait bien, alors que çà parait tellement con de tourner une cheville, au premier abord.

Voila, c'est mon interprétation d'amateur de l'accord et du calage, j'espère ne pas avoir écrit de conneries.
xavier91
adhérent
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Bonjour, c'est effectivement ce que je ressens, en tant qu'amateur.

Il y a trois ans, quand j'ai accordé mon Pleyel (les cordes étaient complètement détendues suite à une intervention grave*), j'ai fait une première passe pour tout remonter au diapason moins un demi-ton. Quelques jours plus tard, j'ai tenté un accord précis au diapason. En fait, chaque note me paraissait bien accordée. Le résultat fut très décevant : l'ensemble était bien laid. Pourquoi? Sûrement au moins deux raisons:
mon accord n'était pas calé;
je ne frappais pas assez fort au moment de l'accord.


* Quand mon accordeur s'est aperçu qu'il manquait une des deux cales de barrage (entre le cadre et le barrage, dans le piano, derrière la mécanique), il a tout détendu pour pouvoir insérer la cale manquante. La cale insérée, il m'a proposé de tout retendre doucement, comme un grand.
Pianiste amateur - trois demis Erard 1894, 1897 et Pleyel 1931
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Bonjour Fabrice
Merci pour ta réponse claire.
Il s'agit donc bien d'une vraie torsion de la cheville, accompagnée naturellement par une flexion donnée par la traction de la corde.
Cordialement Alain
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pour caler et avant de caler il faut dabord savoir d ou l on vien
on ne cale pas de la meme maniere une corde qui est presque juste et une corde que l on a remonte

Tout a fait exact, il y ale métal qui réagit et se restabilise après avoir été tordu.
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J'ai écrit qu'il vaut mieux bouger le moins possible et Accordeur a répondu que ça dépend d'ou on vient, et il a raison !

De plus si on monte assez franchement on va pouvoir "charger" la cheville plus, (la laisser dans une position sous contrainte qui part de plus bas dans le sommier) elle "rigidifie" et le calage devient excellent

L'idée est alors de descendre UN PEU (le moins possible) avant de tendre pour d'une part dégripper les coudes de la corde, d'autre part partir dune cheville complètement déchargée (détendue)


Le gros problème que vous avez avec vos pianos anciens c'est que la glisse des cordes est assez limitée (ça aide d'ailleurs a ce que les pianos se désaccordent moins)

Donc on me de la torsion sur la cheville, la corde se tend, mais le son ne bouge pas, parce que c'est seulement le sous diapasonnement qui se tend.
Puis crac la corde vient d'un coup et se retrouve trop haut.
Quand on essaye de la redescendre elle fait la même chose, ne bouge pas puis se détend de trop (en fiat la corde essaye de se remettre la ou elle est restée coudée pendant des années, c'est humain, faut la comprendre.

Ca arrive aussi parfois avec des pianos assez récents , mais des cordes plus neuves et des accords réguliers facilitent l'accord.

Sur les pianos droits en général ça vient assez bien le brin de cordes est très court, mais si la barre de pression est marquée, les cordes rouillées, il y atout de même trop de friction pour que l'accord soit facile.


Pour accorder il faut se débrouiller pour travailler la justesse avec le système en tension et libre, de façon a pouvoir vérifier le bon calage en poussant LEGEREMENT sur la clé dans les 2 sens et en vérifiant que la position médiane correspond a la justesse.

vriller la cheville n'est pas la même chose que la tordre , il faut impérativement rester dans le plan de rotation, sinon votre sommier ne va pas faire long feu.
En revanche la corde avec ses 70 Kg tire suffisamment sur la cheville pour la tordre quelque peu, au moins la maintenir dans sa position vrillée (dans le sommier surtout)

si on essaye de pousser sur la clé avec un doigt pour tourner le cheville vers le bas(direction "moins haut" elle doit être comme coincée.

Après tout ça , des années d'entrainement sur des pianos variés. Apprendre sur un seul piano ne marche pas vraiment...

La clé d'accord est une sorte de stéthoscope qui permet de sentir les mouvement des chevilles, et cordes l'oreille repère les mouvement de corde, la mise en phase des doublets, la projection du son, le doigt repère l'énergie sonore. la main qui tient la clé sent aussi l'énergie des unissons.

Une note staccato extra fort, secoue tout le système et génère déjà une sorte de calage, mais si celui ci n'est pas fiat activement avec la clé d'accord c'est en général insuffisant, d'autres coups forts vont continuer de descendre la note.
On joue relativement doucement pour accorder (pour mieux entendre et pas devenir sourd !) et on frappe fort pour faire bouger le système.
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je ne suis pas pro, je rappelle, mais je commence à comprendre le calage. Pas pour autant facile à expliquer.
Que les pros me corrigent si j'écris des conneries.

E
pour expliquer, je prend toujours l'exemple suivant.
Tu tiens fermement ton index droit dans ta main gauche. Tu essaies de tourner l'index, et tu vois effectivement qu'avec la flexion de nos articulation, il tourne sans bouger la dernière phalange, maintenant imagine qu'une corde tire sur ton pouce... le sommier étant bien sûr la main gauche, et la cheville ton index droit.

bref, voila, quand tu tournes la cheville, avec la tension de la corde elle va vouloir se tourner dans l'autre sens évidemment, jusqu'a ce qu'elle se coince à nouveau.
Au premier abord, on pourrait penser que toute rotation de cheville s'arrête instantanément des qu'on arrête de tourner, mais non, en fait, la cheville peut rester coincée et tourner par petits a coups.
La technique de base étant déjà d'accorder un poil plus haut, et en forçant à se "plier" vers le sens de la corde, elle va à la fois naturellement se caler et détendre la corde évidemment pour se retrouver à la bonne justesse.
Evidemment il faut savoir anticiper le poil plus haut pour retomber sur le bon accordage lors de ce calage.

bonnes explications mais tu oublie le coup bien marqué sur la note pour que les tensions s'équilibrent entre les parties des cordes, la note jouée extra staccato mais bien fort secoue tout le système et permet a la note de monter (on l'emploie surtout pour faire équilibrer la tension entre la partie sonore, plus tendue que le sous diapasonnement quand on est en train de descendre , mais ce coup de foute permet aussi de monter la note si la corde est grippée)
Je pense que les débutants ont peur de jouer fort et espèrent que la corde va rester la ou elle est.

On a intérêt a être au dessus, quand on cale la cheville la corde juste en dessous se retrouve moins tendue que la partie sonore, si c'est trop haut un poil le coup marqué va mettre la corde a la justesse voulue et équilibrer les tensions.

On pourra aussi descendre un peu une note poil haute en martelant la note (cheville déja calée) , mais extra staccato pour ne pas faire souffrir la mécanique et la corde (pas trop sur piano ancien, ça marche bien avec des cordes pas trop vieilles !)

Un piano accordé souvent peut être repris en accord sans devoir détendre, juste en ajoutant de la tension par touts petits incréments. C'est l'habitude que j'ai pris a force de travailler sur des pianos plus ou moins justes au départ (concert). A partir d'un piano qui serait même 1 battements (Hz) en dessous il faut déjà détendre puis remonter, si on veut avoir la stabilité immédiatement. " . Quand on monte par petits a coups il faut auparavant avoir tendu a l'extrême tout le système de façon avoir une bonne glisse, on travaille alors avec la cheville vrillée au max dans le mauvais sens. Le problème est qu'on n'a pas eu l'information de combien il faut la dé vriller pour que le métal stabilise.

Le débutant doit absolument apprendre a sentir la cheville tourner dans son plan de rotation, afin par la suite de pouvoir évaluer la pression dur la cheville et l'utiliser, on emploie le "ressort" de la cheville qui compense celui de la corde, c'est la le calage, plus ou moins profond dans le sommier selon le piano et le coup de clé de l'accordeur. )

Il ne faut surtout pas tordre la cheville donc TOUJOURS UN APPUI , coude ou avant bras pour avoir un point de référence quand on vrille ou tourne la cheville.

Ne pas SECOUER LA CLÉ C'EST TRÈS MAUVAIS POUR LE SOMMIER IL FAUT ÊTRE TRÈS EXPÉRIMENTÉ POUR ARRIVER A ACCORDER AINSI SANS RIEN ABIMER;

Mouvement de base pour apprendre : détendre la cheville (si ça tourne un peu en bas de la cheville pas grave mais le moins possible, 1° est déjà très bien mais même juste dé vriller la cheville suffit, si le piano a une bonne tenue, mais bouger la base améliore la tenue, à mon avis (voir plus bas).

Mettre de la torsion sur la cheville DANS LE PLAN DE ROTATION , TOUT EN JOUANT LA NOTE DE FAÇON RÉPÉTÉE (pour l"énergie, pas tellement pour écouter)

A Jouter de la torsion de plus en plus jusqu'à' a ce que vous sentiez la cheville bouger (on entend un petit "crac" en général, sinon, on le sent dans le manche de la clé)

Se souvenir de combien il a fallu vriller la cheville au delà de la justesse recherchée, et la dé vriller d'autant , PLUS UN POIL. La clé peut facilement avoir bougé de 10 minutes savant que la cheville bouge réellement.

Quand on relâche la clé, la cheville tend a se redresser, la note remonte (très très peu)

Certains accordeurs expérimentés font vibrer le manche de la cheville pour éviter de devoir détordre puis retordre la cheville, et aussi pour réussir a bouger la cheville le moins possible, mouvement possible si on maitrise la clé on le fait en allégeant la pression sur le "lit" de la cheville dans le sommier, la partie ou la friction de la cheville porte le plus, cette partie du sommier est a préserver absolument, il ne faut jamais tourner la cheville beaucoup en sens inverse. Un accordeur gaucher abimera peut être moins le sommier d'un piano droit, car il libère la cheville de son logement quand il tend la corde.

Vous pouvez sur un piano droit mettre la clé vers la gauche pour monter, la pression porte alors sur le haut du logement et la cheville se libère immédiatement. Mais pour caler , repasser la clé en position verticale

Idem pour un piano à queue, tenir la clé vers 14:00 libère la cheville pour monter la note, repasser la clé dans le sens de la corde pour caler, meilleures sensations et la clé vrille moins la cheville, tenir la clé a 15:00 génère le vrillage maxi de la cheville, j'emploie cette position avec les chevilles très dures et quand les cordes glissent mal.

Bref plus la clé est dans la direction de la corde, moins elle vrillera la cheville, mais on a besoin de vriller beaucoup la cheville si la corde vient mal ça permet de monter la tension dans le sous diapasonnement sans tourner la cheville, et donc de libérer le systême plus facilement.


Les coups marcato, ou staccato joués FFF doivent être très mesurés pour ne rien casser, mais ils sont indispensables la plupart du temps.

Il faut aussi apprendre a répéter les note suffisamment, le son utile pour accorder est l'attaque (bruit) sa stabilisation (début du son) et le son plein et épais qui ne dure pas bien longtemps.

Il faut aussi travailler le système pendant que l'énergie est encore assez haute, un accordeur expérimenté arrive a accorder les unissons dès l'attaque, sans même écouter, juste en gérant l'énergie.
Donc jouer 2 a 3 fois par seconde la note (plus dans le suraigu) avec un doigt ferme mais mF . De plus l'oreille fatigue moins de cette répétition que des attaques espacées, qui déclenchent a chaqe fois un phénomène de défense de l oreille, qui se referme (physiquement) par anticipation.

Accordez les unissons avec des boules quies a moitié enfoncées (mousses) vous entendrez mieux (basses/mediums/début des aigus) et comprendrez facilement ce qu'est l'énergie des cordes (les fréquences graves) . les partiels du piano sont inharmoniques et génèrent des battements qui sont souvent irréguliers (accélèrent puis ralentissent) très perturbant, on peut pour mieux entendre (et moins fatiguer) jouer systématiquement une note de l'intervalle puis l'autre immédiatement (pas simultané). les battements sont mieux perçus ainsi.

Ya plus KA !
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je ne suis pas pro, je rappelle, mais je commence à comprendre le calage. Pas pour autant facile à expliquer.
Que les pros me corrigent si j'écris des conneries.

E
pour expliquer, je prend toujours l'exemple suivant.
Tu tiens fermement ton index droit dans ta main gauche. Tu essaies de tourner l'index, et tu vois effectivement qu'avec la flexion de nos articulation, il tourne sans bouger la derniere phalange, maintenant imagine qu'une corde tire sur ton pouce... le sommier étant bien sûr la main gauche, et la cheville ton index droit.

bref, voila, quand tu tournes la cheville, avec la tension de la corde elle va vouloir se tourner dans l'autre sens évidemment, jusqu'a ce qu'elle se coince à nouveau.
Au premier abord, on pourrait penser que toute rotation de cheville s'arrête instantanément des qu'on arrête de tourner, mais non, en fait, la cheville peut rester coincée et tourner par petits a ccoups.
La technique de base étant déjà d'accorder un poil plus haut, et en forçant à se "plier" vers le sens de la corde, elle va à la fois naturellement se caler et détendre la corde évidemment pour se retrouver à la bonne justesse.
Evidemment il faut savoir anticiper le poil plus haut pour retomber sur le bon accordage lors de ce calage.

bonnes explications mais tu oublie le coup bien marqué sur la note pour que les tensions s'équilibrent entre les parties des cordes, la note jouée extra stacatto mais bien fort secoue tout le système et permet a la note de monter (autant que descendre) Je pense que les débutants ont peur de jouer fort et espèrent que la corde va rester la ou elle est.

On a intérêt a être au dessus, quand on cale la cheville la corde juste en dessous se retrouve moins tenue que la partie sonore, si c'est trop haut un poil on pourra descendre un peu en martelant la note , mais extra staccato pour ne pas faire souffrir la mécanique et la corde)

Un piano accordé souvent peut être repris en accord sans devoir détendre, juste en ajoutant de la tension par touts petits incréments. C'est l'habitude que j'ai pris a force de travailler sur des pianos plus ou moins justes au départ (concert). A partir d'un piano qui serait même 1 battements (Hz) en dessous il faut déjà détendre puis remonter, si on veut avoir la stabilité immédiatement. " . QUand on monte par petits a coups il faut auparavant avoir tendu a l'extrême tout le système de façon avoir une bonne glisse, on travaille alors avec la cheville vrillée au max dans le mauvais sens. Le problème est quon n'a pas eu l'information de combien il faut la dé vriller pour que le métal stabilise.

Les coups marcato, ou staccato joués FFF doivent être très mesurés pour ne rien casser, mais ils sont indispensables la plupart du temps.

Il faut aussi apprendre a répéter les note suffisamment, le son utile pour accorder est l'attaque (bruit) sa stabilisation (début du son) et le son plein et épais qui ne dure pas bien longtemps.
Il faut travailler le système pendant que l'énergie est encore assez haute, un accordeur expérimenté arrive a accorder dès l'attaque, sans même écouter. Donc jouer 2 a 3 fois par seconde la note (plus dans le suraigu) avec un doigt ferme mais mF . De plus l'oreille fatigue moins de cette répétition que des attaques espacées, qui déclenchent a chaqe fois un phénomène de défense de l oreille, qui se referme (physiquement) par anticipation.

Accordez les unissons avec des boules quies a moitié enfoncées (mousses) vous entendrez mieux (basses/mediums/début des aigus) et comprendrez facilement ce qu'est l'énergie des cordes (les fréquences graves) . les partiels du piano sont inharmoniques et génèrent des battements qui sont souvent irréguliers (accélèrent puis ralentissent) très perturbant, on peut pour mieux entendre (et moins fatiguer) jouer systématiquement une note de l'intervalle puis l'autre immédiatement (pas simultané). les battements sont mieux perçus ainsi.

Ya plus KA !







de a ne rien casser...

Tres bonne explication, et merci pour ton avis sur moi. Je ne suis pas du tout pro, mais j'aime entendre que j'ai compris et epliqué au moins quelque chose d'utile.


je vais essayer le staccato FFF, j'avoue que je ne le fais pas du tout, et l'accordeur qui m'a vendu mon piano non plus.
Peut etre chacun a sa méthode.
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Oui tes explications sont bonnes ala base, mais c'est tellement complexe et on l'expliquait très mal il y a encore pas si longtemps (et même encore actuellement, certains ignorent complètement l'aspcet tension/torsion/ réaction du métal, comme pour les mécaniques qui sont souvent envisagées comme étant parfaitement rigides.

Les anglo saxons disent "test blow" , c'est dur pour les oreilles si on fait marcato, moins si on joue hyper sacatto. C'est le genre de choses que j'évite, mais qui est nécessaire malgré tout. (pas sur un piano accordé très souvent et qui est déja "en charge".

EN fait sur des pianos de concert, accordés tous les jours on n'emploie ça que si une corde ne veut pas bouger (ou par précaution). J'ai pendant des années accordé sans les employer, ou le moins possible, en me fiant juste a la qualité du ressenti dans la clé, mais c'est moins sur malgré tout.

ça envoie un coup de fouet dans la corde, tout le système s'énergise, les tensions s'équilibrent dans la corde, si la cheville n'est pas assez calée ça redescend.

Ca génère en fait un calage, mais pas très profond dans le sommier, quand un pianiste joue , sur un piano en bon état mais pas calé a fond les chevilles finissent par se caler, en revanche comme l'accord n'est pas bon a ce moment, il n'y a pas de stabilité acoustique je pense que du coup ça continue de bouger mais ce n'est probablement pas du a la cheville.

J'ai fait des accords sans caler et en laissant tout le calage se faire par le pianiste, en laissant les chevilles en position juste dévrillées (neutre) je retrouvais le piano avec les chevilles plus fermes après quil ait servi.

Un piano bien calé aura les cheville physiquement plus rigides, ça se sent dans la clé, j'ai comparé il y a peu. Je pense que la torsion de la cheville, contrée par la corde , rend le tout plus rigide. il est même difficile de tourner la cheville vers le haut en ce cas c'est un véritable "noeud". La différence entre les accordeurs tient bcp au calage, on peut caler aminima ou plus en profondeur.

L'aspect TRES intéressant de caler en profondeur est que ça rend le son plus pur et le piano plus sonore, les vibrations des cordes se retransmettent plus au sommier, et donc au reste du piano, c'est TRES audible.

Je pense que c'est pour ça les pianos justes "pincés (quand on amis des cordes neuves et qu'on tend le piano en vitesse ) sont très sonores, les chevilles sont très vrillées au fond (mais dans le mauvais sens) .







Quand on fait des accords sur des pianos anciens on a peut de casser une corde, et aussi que pas assez calé la note redescende. EN fiat il faut essayer avec ces coups staccato jusqu'à' a ce que ça tienne. ça va aussi faire bouger la cheville - ils servent aussi a faire descendre une note un poil haut, mais la c'est plus brutal il faut envoyer plus d'énergie que ce que ferait un pianiste qui joue fort..

Une grande expérience de l accord permet de sentir jusqu'où on peut aller niveau force, je ne casse pas de cordes en faisant ça , évidemment sur des cordes anciennes j'y vais mollo !

l'idée c'est d'envoyer une onde de choc pour libérer le système.


Autre chose : si sur ton piano le sommier est "mou" (sensations spongieuses quand la cheville tourne, difficulté a la faire s'agripper vrillée dans le sommier, la cheville "glisse" dun coup au calage ) Toujours "décharger" (dé vriller, faire bouger un poil) la cheville en sens inverse puis recommencer .

Reprendre le processus de "charge" de la cheville depuis le début finit par améliorer le grip dans le sommier, plus que si on reste coté tendu et on essaye de caler en remettant juste un peu de tension.

Je pense que c'est parce qu on contrarie la fibre du bois dans le sommier, on la repousse dans un sens puis dans l'autre et la tenue s'améliore (parfois au bout de 3 fois ou plus).

Mais bien sur Toujours en faisant attention a ne pas forcer sur le logement de la cheville, don tourner pour descendre en restant bien dans le plan de rotation. On pourrait essayer de libérer un peu la cheville du logement en poussant (ou en levant) un peu sur la clé, pour redescendre mais pour je ne sais quelle raison ce me semble inefficace niveau tenue, il me semble qu'il faut que la cheville agisse sur le sommier lorsqu'on la "décharge" pour que le calage puisse se faire.

J'AI OUBLIE DE LE DIRE MAIS ON NE TOURNE LA CHEVILLE QUE DE CE QUI EST NÉCESSAIRE POUR POUVOIR LA "CHARGER" LORS DU CALAGE ; LORSQU'ON REDESCEND ET QU' ON VRILLE LA CHEVILLE, SI ELLE "GLISSE" IL FAUT RECOMMENCER DEPUIS LE DÉBUT (décharger, remonter, caler)

ON N'ACCORDE PAS EN DESCENDANT, MAIS EN MONTANT. (descendre un piano de diapason est assez difficile les réactions s'inversent)


Quand on retend un piano très détendu, le chevalet tend a basculer ce qui n'est pas très bon pour la table , qui s'infléchit.

J'ai pris l'habitude de masser légèrement les cordes (partie sonore) pendant une remise au diapason, pour essayer de renvoyer rapidement de la tension derrière le chevalet, et limiter ce mouvement de bascule. Une table infléchie en S aura la pression des cordes qui s'applique a l'arrière du chevalet , le son devient dur et peu focalisé (comme lorsqu'on abaisse le cadre pour remettre de la charge lors dune remise en cordes)
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tout est dit !
mais est ce que tout le monde en sait autant ? je parle des professionnels . Ou est ce qu'il faut de longues années de pratique.

Sinon, c'est vrai qu'on ne dévisse pas la cheville, çà me semblait évident mais je l'ai pas dit.
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